La consommation : un input indispensable. Consommation productive et improductive. – El consumo como input imprescindible. Consumo productivo e im­productivo

La consommation : un input indispensable. Consommation productive et improductive.

En considérant que la consommation n’est pas une finalité mais un moyen de l’activité future, nous ne diminuons pas son importance, au contraire, nous lui rendons la place qui lui correspond et par conséquent nous rétablissons sa valeur, son sens.  Nous pouvons distinguer la consommation productive de la consommation improductive, comme cela se fait, depuis les débuts de l’analyse économique.

Les biens de consommation improductive sont ceux qui détruisent plus de valeur qu’ils n’en créent. Les biens de consommation productive sont ceux, qui génèrent une meilleure activité future, même s’ils se détruisent, eux aussi, lors de la consommation.

Les analyses classiques et médiévales se sont centrées sur le thème de la consommation en termes normatifs et politiques, en déterminant ce qui était préjudiciable et ce qui était bénéfique. En ce sens, elles ont anticipé la distinction postérieure entre consommation productive et improductive. 35  

Cette distinction est devenue plus rationnelle avec les physiocrates. Ils considéraient que le luxe décoratif et onéreux interrompait le flux circulaire d’argent et de marchandises. L’analyse de Dupont, par exemple, anticipe, elle aussi, la distinction entre consommation productive et improductive, en affirmant que la formation du capital se doit davantage à une dépense intelligente qu’à l’épargne.

James Mill, dans son œuvre Commerce defended, distingue parfaitement les marchandises destinées à une consommation immédiate et improductive de celles qui doivent agir comme instruments ou moyens de production.

Say a été celui qui a le plus insisté sur la prépondérance de la production par rapport à la consommation ; il a condamné la consommation improductive, puisqu’elle ne rapporte aucun bénéfice au commerce ou à la production. La difficulté consiste, à ne pas stimuler l’envie de consommer, mais à donner les moyens de consommer. 36

    L’économie productive, selon Say, provoque la création d’une nouvelle valeur, même si elle ne satisfait aucune nécessité. L’économie improductive, satisfait une nécessité même si elle ne crée aucune nouvelle valeur. La formation du capital consiste à remplacer une consommation improductive par une consommation productive. La consommation improductive des individus ou des gouvernements est inutile et son unique objectif est celui de détruire des ressources qui auraient pu être productives. Pour Say, inciter le genre humain à ce type de consommation peut avoir des effets contraires, pour satisfaire des besoins superflus insatisfaits, on les inciterait à produire davantage.

Malthus, quant à lui, a défendu le luxe «  éloigné du vice » car il stimule l’agriculture, le commerce et la manufacture ; mais, il a aussi expliqué, dans son Essay, qu’une prodigieuse quantité d’efforts humains sont gaspillés pour fabriquer des objets triviaux, inutiles, et parfois pernicieux…alors que cette énergie aurait pu être épargnée ou employée de manière plus effective. 37  

On pourrait appliquer à la consommation la distinction, que faisait Smith, entre travail productif et travail improductif, lorsqu’il disait que le travail productif est utilisé, en général, pour l’investissement. Si la consommation est un bien intermédiaire, il convient de l’utiliser pour investir en capital humain.

Selon Myint, Marshall divisait les besoins humains en trois grandes catégories :

1° « Dans les étapes primitives du développement de l’homme, ce sont ses besoins qui ont provoqué son activité. » On peut considérer qu’il s’agit de besoins biologiques.

2° « Des nécessités adaptées aux activités » dont la satisfaction « donne des forces » et augmente l’efficacité. Ici, les besoins ne s’envisagent pas par rapport à l’activité. « Chaque pas vers le haut crée de nouvelles nécessités », des besoins plus raffinés. Marshall  les appelle des besoins « naturels ».

3° « Une simple augmentation des besoins artificiels, parmi lesquels peuvent prédominer les plus grossiers. » Marshall considère que ces besoins sont des envies arbitraires, sans valeur permanente, « domination maligne des caprices déchaînés de la mode » et « des désirs sensuels »  38

            La satisfaction des besoins des deux premières catégories va provoquer « une élévation de l’intelligence, de l’énergie et de la maîtrise de soi, ce qui nous amène à surveiller davantage nos dépenses, à éviter des aliments agréables au palais mais ne donnant pas de force, et les modes de vie malsains pour le corps et l’esprit. »39

            Cette idée de considérer les biens de consommation comme des biens intermédiaires et de les classer en productifs et improductifs, est à la base des travaux actuels de Gary Becker sur la prise de décisions économiques dans les foyers.

            « La théorie des foyers unipersonnels est en plein essor depuis ces vingt dernières années. C’était une analyse limitée qui, maintenant, est  susceptible de constituer un puissant instrument d’analyse aux applications multiples. La nouvelle analyse regroupe l’assignation du temps, le revenu monétaire, la production dans le foyer de formation, la santé, l’auto-respect et d’autres marchandises diverses. »40

35 SPENGLER, “Los fisiócratas y la ley del Mercado de Say”, The Journal of Political Economy, LIII, septiembre-diciembre 1945, en El pensamiento económico…
36 SAY? Traité d’économie politique, Calmann Levy, 1972, lib 1, cap.15.
37 MALTHUS, Ensayo sobre el principio de la población, FCE, México 1951.
38 MYINT, Teorias de la economia del bienestar, Instituto de Estudios Politicos, Madrid 1962, p.230.
39 MARSHALL, op.cit,p.566.
40 BECKER, Tratado sobre la familia,Alianza Editorial, Madrid 1987, p.17.

FONDEMENTS DE LA VALEUR ECONOMIQUE – FUNDAMENTOS DEL VALOR ECONÓMICO

TABLE DES MATIERES.

Texto original del autor en el idioma castellano (español europeo):

  1. El consumo como input imprescindible. Consumo productivo e im­productivo

Captar el sentido finalista del consumo al considerado como me­dio para la actividad futura no significa disminuir su importancia, sino más bien restituirle el puesto que le corresponde y por tanto realzar su valor, realzar su sentido. Reconocer el consumo como me­dio significa que podemos calibrarlo en orden a los fines. Podemos distinguir entonces, como se ha hecho desde los comienzos del aná­lisis económico, entre consumo productivo y consumo improductivo.

Bienes de consumo productivos serían aquellos que, aunque se destruyen también en el acto de consumir, generan una mejor activi­dad futura. Bienes de consumo improductivos son aquellos que des­truyen más valor del que crean.

Ya los análisis clásicos y medievales enfocaron el tema del consu­mo en términos normativos y políticos, considerando qué era perju­dicial y qué beneficioso. Se anticiparon con ello a la distinción poste­rior entre consumo productivo e improductivo. 35

Esta distinción tomó carta de racionalidad económica con los fisiócratas, que consideraban que el lujo decorativo y oneroso inte­rrumpía el flujo circular de dinero y mercancías. El análisis de Du­pont, por ejemplo, anticipa la distinción de Say entre consumo pro­ductivo e improductivo y afirma ya que la formación de capital tiene lugar a través de un gasto inteligente más que mediante el ahorro.

James Mill, en Comerce defended, distingue ya perfectamente en­tre las mercancías destinadas a servir para un consumo inmediato e improductivo y las destinadas a actuar como los instrumentos o me­dios de producción.

Say fue el que más claramente y con mayores repercusiones insis­tió en la primacía de la producción sobre el consumo y en la condena por tanto del consumo improductivo,  ya  que  no  reporta  ningún be­neficio al comercio o a la producción.

La dificultad estriba siempre, no en estimular el deseo de consumir, sino en suministrar los medios de consumo. 36

Definía el productivo como el consumo que, aunque no satisface ninguna necesidad, provoca la creación de un nuevo valor. Improductivo es el que, aunque no crea ningún nuevo valor, satisface una necesidad. La formación de capital consiste en sustituir consumo improductivo por consumo productivo. El consumo improductivo realizado por los individuos o por los gobiernos era innecesario y su única finalidad era la destrucción de utilidad, ya que sólo servía para destruir recursos que de otro modo hubieran sido productivos. Para Say era contraproducente incitar a este tipo de consumo al género humano para, ante el apremio de necesidades superfluas insatisfe­chas, impulsarlo a producir más.

También Malthus, pese a su defensa del lujo «cuando está lejos del vicio» porque estimula la agricultura, el comercio y la manufactu­ra, explicaba en su Essay que una prodigiosa cantidad de esfuerzo humano derrochado en triviales, inútiles y a veces perniciosos obje­tos… podía ser completamente ahorrada o empleada en forma más efectiva. 37

Se podría aplicar al consumo, teniendo en cuenta estas considera­ciones, la distinción de Smith entre trabajo productivo e improducti­vo, en la que aquél es el utilizado en general para fines de inversión.

Al considerar el consumo como bien intermedio, tenemos que considerar la conveniencia de utilizar el consumo como inversión, inversión en capital humano.

Según Myint, también Marshall en este mismo sentido dividía las necesidades humanas en tres grandes categorías:

1.ª «Las necesidades del hombre en las etapas primitivas de su desarrollo dan origen a sus actividades.» Estas se pueden considerar como necesidades biológicas.

2.ª «Necesidades ajustadas a las actividades», cuya satisfacción «da fuerza» y aumenta la eficacia. Aquí las necesidades no se ven como dando lugar a actividades. «Cada nuevo paso hacia arriba se considera que da lugar a nuevas necesidades», probablemente de un tipo más refinado. Marshall calificó esta clase de necesidades como «naturales».

3.ª «Un simple aumento en las necesidades artificiales entre las cuales pueden predominar las más groseras.» Marshall consideraba este tipo de necesidades como antojos arbitrarios sin valor perma­nente, «dominio malvado de caprichos desenfrenados de la moda» y «anhelos sensuales». 38

La satisfacción mayor de las necesidades correspondientes a las categorías 1ª y 2.ª  se supone da por resultado «una elevación en la inteligencia, energía y dominio

de sí mismo, que conduce a dedicar un mayor cuidado y juicio a los gastos, a evitar el uso de alimentos y bebidas que agradan al paladar, pero que no proporcionan fuerza, y los modos de vivir que son malsanos física y moralmente». 39

Toda esta línea del pensamiento económico, que tiende a consi­derar los bienes de consumo como bienes intermedios susceptibles de ser clasificados como productivos o improductivos en orden a nuestros objetivos más elevados, se encuentra en la base de los estu­dios actuales de Gary Becker sobre la toma de decisiones económicas en los hogares.

«La teoría de los hogares unipersonales ha cobrado un auge in­sospechado durante los últimos veinte años, pasando de ser un aná­lisis más bien limitado a constituir un poderoso instrumento de aná­lisis con múltiples aplicaciones. El nuevo análisis abarca la asignación del tiempo así como la renta monetaria,  incorpora la producción en el hogar de capacitaciones, salud, auto-respeto y otras mercancías diversas». 40

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35   SPENGLER, «Los fisiócratas y la ley del mercado de Say», The Journal of Poli­tical Economy, LIII, septiembre-diciembre 1945, en El pensamiento económico….
36   SAY, Traité d’economie politique, Calmann Lervy, 1972. Lib. 1, cap. 15.
37   MALTHUS, Ensayo sobre el principio de la población, FCE, México 1951.
38   MYINT, Teorías de la economía del bienestar, Instituto de Estudios Políticos, Madrid 1962, p. 230.
39   MARSHALL, op. cit., p. 566.
40   BECKER, Tratado sobre la familia, Alianza Editorial, Madrid 1987, p.17.

FONDEMENTS DE LA VALEUR ECONOMIQUE – FUNDAMENTOS DEL VALOR ECONÓMICO

TABLE DES MATIERES.

CHAPITRE VII. – LA FINALITE DE L’ACTIVITE ECONOMIQUE : CONSOMMATION VERSUS TRAVAIL.

  1. Considérations hédonistes sur l’objectif de la production.
  2. La consommation : bien intermédiaire.
  3. Littéralement : la consommation équivaut à destruction de la valeur, le travail à sa création.
  4. Le travail : une nécessité.
  5. La consommation : un input indispensable. Consommation productive et improductive.
  6. Importance du capital humain. La consommation : investissement en capital humain.
  7. Le travail à venir régit la consommation présente.
  8. Critère du consommateur : obtenir le bénéfice maximal en terme de valeur économique.
  9. La finalité : action avantageuse. L’économie : science des moyens.

CONCLUSION

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